Deftones  
 Deftones + linkin park + Taproot en concert...

Il y a des évenements dans la vie d'une métalleuse à ne pas rater. Du style le concert d'un groupe qui, après trois albums, est le chef de file d'un métal tantôt énervé et tantôt mélodique. Un groupe venant de Californie, avec à sa tête un chanteur répondant au nom de Chino, et aimant particulièrement crier des gros mots dans son micro...

Bon, vu leur notoriété, vous avez deviné... J'ai vu le concert des deftones du 16 mars, à la Trocardière à Nantes. Ils avaient vu grand, mais le public était là, pour un grand concert de métal américain...

Mais où qu'ils sont, les français ??? Taproot a eu la dure tâche de commencer (et juste à l'heure, s'il vous plait !). Le gros son de leur premier album, "gift" a eu plutôt un bon accueil par le public. En effet, ce groupe est une bonne surprise. Les chansons, résolument néo-métal ne sont pas très originales, mais on hoche la tête sans même s'en apercevoir. Bref, Taproot est un groupe à suivre, même si leur set est un peu court (trente minutes, pas une de plus). Ils sont plutôt chaleureux et le public leur rend, par des applaudissements pas mal nourris pour un groupe inconnu en France.

Pendant la pause, on se dit que le meilleur est à venir. En effet, Linkin Park est LA découverte de l'année en rock américain, et le site de ce combo annonce "un groupe à la hauteur de slipknot et de korn".

Linkin Park

Pas mal, comme références, mais là, il faut assumer. Les stars arrivent donc sur scène. Deux chanteurs qui bougent bien, un bon son, des chansons bien faites : au début c'est bien ! Mais bon, le problème est que au bout de dix minutes, on s'emmerde. Soit les chansons sont toutes molles (style Bon Jovi, sans exagérer), soit on a l'impression d'avoir entendu exactement la même cinq minutes avant. Bref, ça ne prend pas. Les trois applaudissements à leur départ montrent bien que je n'ai pas été la seule à être déçue.

 

Au cours de l'intermède, une tension s'installe... Chacun est bien là pour les Deftones et la pression ne fait que monter quand un grand rideau rouge à l'effigie de "the white pony", leur dernier album est dressé devant la scène. Je n'ai pas peur, je m'avance tout devant pour bénéficier du concert au maximum. Vous connaissez "whazzup" version "deftoones" ? Non ? Ben moi, je l'ai vécu et mes oreilles aussi (ouille). A force d'entendre son nom scandé par la foule, le groupe américain se décide à venir. Les lumières s'éteignent. Aux premières notes jouées, la foule entre en transe, tandis que l'ombre de Chino Moreno se détache sur le rideau qui nous cache encore la scène.

Puis au premier passage métal ce dernier tombe. A vrai dire je ne l'ai pas vraiment vu, parce que j'essayais de ne pas mourir étouffée au milieu du pogo. Néanmoins je trouve une bonne place tout devant, en face de Chi Cheng (le bassiste). Là, je profite de toutes les chansons qui se succèdent, aussi bien du dernier album que des deux autres. Bien sur, comme on pouvait s'y attendre, ils jouent leurs tubes : bored, my own summer (shove it ), be quiet and drive (far away)... Ils ont plutôt l'air heureux d'être en France, Chino se ballade sur la scène et fait attention à son public.

Le clou du concert, c'est la chanson 7 words (c'est celle que je préfère), car en plein milieu, les deftones font une reprise de... Weezer. Quels marrants, ces deftones !!! Je ressort crevée, pleine de bleus et de sueur, mais néanmoins heureuse. C'était bien mais trop court ! J'en veux encore !

July

 
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