Dolly  
 Décembre 1999 - Dolly à l'Opéra
Dolly - un jour de rêves Un des évènements nantais de la fin d'année 1999, c'est la dernière date de la tournée de Dolly. En effet, pour la sortie de leur deuxième album, les nantais ont parcouru le territoire français sur une trentaine de dates, pour terminer en beauté le 29 décembre au théâtre Graslin de Nantes. Oui, j'ai bien dit au "Théâtre", à l'Opéra même si on en croit le titre des affiches de concert placardé aux quatre coins de Nantes.
Car pour ce dernier show, le groupe veut en mettre plein la vue et aussi prouver qu'il est toujours là, malgré le sort que beaucoup lui réservait. Au départ, Dolly était considéré comme un groupe qui avait fait un tube pour les ados : Je n'veux pas rester sage et dont le succès ne durerait pas bien longtemps.

Que nenni ! Dolly est bien de retour, avec un deuxième album plus qu'abouti et sera donc le premier groupe à faire trembler le plancher du Graslin car, même s'il a déjà accueilli des groupes de rock, ceux-ci avaient toujours joué en accoustique. Curieux comme nous sommes, nous prenons donc nos places pour l'Opéra...

Le 29, sur les marches du théâtre s'amasse une foule plutôt jeune, mais pas uniquement, l'auditoire de Dolly a évolué lui-aussi.

Premier décalage : à l'intérieur, 4 hôtesses et stewards sont habillés façon Louis XVI et restent figés dans le décor. Etrange, ma foi...

Une fois les portes ouvertes, la plupart découvre le cadre assez inhabituel pour un concert : balcons, sculptures et peintures dignes du Musée des Beaux Arts.

Manu au micro
Passons sur les deux premières parties, Mat Piche et Dun Leïa, deux fois deux guitaristes, masculins puis féminines, en accoustique pour laisser le plaisir des décibels à Dolly. Bien sympathique, mais ce sont les nantais que tout le monde attend - un frémissement quand même pour les deux demoiselles de Dun Leïa dont la pop et les chansons d'amour étaient souvent entraînantes. Nico à la gratte

Deuxième décalage : Au balcon, un roi et sa reine sont apparus au cours du show et écoutent tranquillement autour d'un coupe de champagne. Intéressant...
un soir de reve à Graslin
Finalement, le jour se lève, pardon, le rideau se lève et Manu prend la parole, elle a vraiment l'air aux anges - le public aussi. Le groupe entame Un jour de rêves, les jeux de lumières de Dolly sont lancés : spots, micros et amplis couverts de néon, boules à facettes vibrant au son du batteur et écran de couleur en fond (un vert magnifique pour Quand l'herbe nous dévore). Dolly nous dévore les yeux.

Pas de doute, le public est sous le charme, il reprend les airs en choeur et, dès le deuxième morceau, commence à se lever des fauteuils de l'Opéra.

On l'aurait presque oublié, mais tout le monde est assis, l'intérieur du théâtre est peu propice au pogo, avec ses rangs et ses balcons, aussi beaux soient-ils. La sécurité est même obligé de freiner le devant de la scène, pour leur éviter de passer à travers le parquet.

dolly et les fans

C'est surement le seul point un peu négatif de ce concert mémorable, car on meurt d'envie de laisser libre court à l'énergie que communique le groupe.


dolly - premier album Dolly se donne à fond, nous joue un Régis impressionnant de conviction et revient à plusieurs reprises dont un profond moment d'émotion avec L'hiver en accoustique : Manu paraît émue et Nico, fidèle à lui-même, l'accompagne complètement dans son monde. Tout le deuxième album y passe et bien sûr les maintenant classiques du premier : Je n'veux pas rester sage, Quand l'herbe nous dévore...
Dolly ajoute une présence sur scène infaillible à un deuxième album de qualité, c'est la preuve qu'ils font bien partie des meilleurs groupes de rock français du moment.
M'M'B
 
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