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Son
: Proche de la perfection
Lumière : Peu recherchée
Esprit du public : Bonne
Chaleur de la salle : 35 °
20H00 : Coucher de soleil sur le parking du Chabada.
Des voitures immatriculées 35, 22, 50, 44, 91 débarquent,
il en sort des personnages qui paraissent avoir tous le même
âge, entre 18 et 23 ans, ils ont souvent cheveux longs, des
inscriptions étranges sont repérables sur leur uniforme :
Slipknot, Korn, Soulfly... Qu'est-ce que cela veut dire ?
Voilà qu'ils se dirigent vers la salle. Ben ça alors ! Avant
de s'introduire à l'intérieur (sic), certains regardent avec
contentement les 4 "bus tour" et le semi-remorque de la tournée.
"Visiblement, ils n'ont pas fait les choses à moitié" se disent-ils.
20H30 : La première partie ? Personne n'a l'air de connaître.
En fait c'est "Hundred Reasons", qui veut dire "petits poulains
d'Incubus" en créole. C'est un jeune groupe californien qui
fait du rock californien. Non !!? Si si ! En quelques mots
: Gros et bon son ; sur scène, ils s'éclatent vraiment ; quelques
têtes du public vont d'avant en arrière ; C'est basique, c'est
efficace mais ça n'enflamme pas un canard (arghhh !) Entre
Limp Bizkit et At the drivin'...
21H00 : la dizaine de techniciens installe le matos sur la
très large scène du Chabada : de gauche à droite formant un
demi-cercle : l'ampli guitare, les platines du DJ surélevées,
la batterie impressionnante placée de profil face au DJ, enfin
le mur d'enceinte (environ 2 mètres sur 3 mètres) pour la
basse.
21H15
: la scène est installée, les artistes se font attendre, la
pression monte, le public crie, siffle. Et tout à coup, un
technicien enclenche un disque sur la platine vinyle du DJ.
C'est parti. Les 5 lascars entrent en scène. Ils attaquent
avec un titre du premier album, "New Skin" si ma
mémoire est bonne. Dans le public, ça jump de partout, tout
le monde reprend les refrains en choeur. La température monte.
Brandon est maintenant torse-nu. Il balance des boutades entre
les chansons, ses collègues esquissent un sourire, le public
ne bronche pas, barrière de la langue oblige.
Ensuite, ils jouent 2 titres du dernier album, puis reviennent
sur le 2ème album avec "Vitamin". Le DJ enchaîne
tous ses scratchs et ses samples à la perfection. Ils présentent
ensuite 2 titres inédits : on retrouve l'esprit et le son
de "Make Yourself" avec un Brandon omniprésent.
Pour résumer, le set alterne les titres du 2ème et du 3ème
album avec dans le désordre : "Vitamin", "Redefine",
"New Skin", "A certain shade of Green",
"Nebula", "Pardon me", "Make Yourself",
"Favourite things". Les intros des chansons sont
très travaillées mais ils n'enchaînent pas leur titre. Nous
avons le droit à un court duo Batterie-Scratch.
Ils
se font prier pour le rappel : le DJ revient et fait un petit
show DJ, ils jouent ensuite 3 titres. A la sortie, un retraité,
un certain Jacques M. m'a demandé : "Ont-ils quitté la scène
sous vos applaudissements ?". Je lui est répondu que oui et
que c'était un très bon concert." Le seul hic - lui précisais-je
sans avoir consommer d'alcool auparavant - c'est que le Brandon
se la jouait un peu trop rock star."
Samycoco
juillet 2001
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