KoRn  
 L'évènement métal : KoRn on Tour

Alors que le groupe n'en finit pas de faire de nouvelles émules à chaque album, on nous annonce il y a 2 ans que Korn ne viendra pas en Europe pour la tournée consacrée à Follow the leader, le troisième opus des californiens. Grosse déception des fans qui se sentent abandonnés par un groupe de plus en plus critiqué (plus d'info sur le groupe)

Avec la sortie d'Issues, Korn rectifie le tir en annonçant une imposante tournée en Europe : pas moins de 5 dates en France, pas si mal pour une telle renommée. Et les fans ne s'y sont pas trompés : c'est en masse que les children of the korn affluent vers la salle rennaise.

Comme des fauves en cage

30 à 40 minutes après leurs deux premières parties, un frémissement se fait enfin sentir à l'extrémité gauche de la salle : le staff fait monter sur scène une, puis deux personnes, alors que les rideaux s'ouvrent, découvrant une rangée de cages de 2 mètres sur 2 étages, au fond de la salle.

Fan de Korn ? en cage !
Des dizaines d'autres veinards viennent remplir les cages et le groupe entre en piste. Aussitôt, les cris se déchaînent, l'excitation est palpable et Korn entame Falling Away From Me. La salle tremble déjà sous le poids du public et des watts, mais le son n'est pas excessivement fort et le pogo reste assez raisonnable, à environ 30 mètres de la scène, d'où je ne vois quasiment rien !

Pas de jaloux

Pendant 1 heure, les californiens font étalage des meilleurs morceaux de leur répertoire : Ball Tongue, Shoot & Ladders, Adidas enchaîné avec Good God - un grand moment - Freak on a leash, Got the life, Make me bad, Somebody Someone et j'en passe !

Entre chaque titre, pas un mot, Korn se contente de jouer, de livrer un show très carré (à côté de la scène, autant de gardes de corps que de techniciens) et peut-être même trop organisé à mon goût : quand ils ne sont pas cambrés sur leurs guitares, Head et Munky ont sérieusement l'air de se faire chier...

Il a pas l'air heureux le Jonathan ?

Bien sûr, tout ça n'empêche pas leur musique d'être d'une efficacité à toute épreuve - au contraire - mais on a un peu l'impression que seul Jonathan Davis se donne réellement à fond  pour son public. Toujours aussi impressionnant pendant Twist, il est le seul à revenir (pour chanter 4U) quand le groupe, au bout d'une heure, a filé en coulisses.

Finalement, les autres membres de Korn réapparaissent un par un au fil de Blind, qui sera le dernier morceau de la soirée, à Rennes comme sur toute la tournée Européene.

Le verdict...

L'ambiance était plutôt calme pendant l'ensemble du concert, j'ai finalement progressé à 10-15 mètres de la scène et le pogo n'est toujours pas violent : un autre point positif pour ce concert. A chaque moment fort (y a-t-il vraiment eu des moments moins fort à part une curieuse reprise d'une intro de Slayer ?), la salle se donne et transpire. On arrive trop rapidement à l'heure fatidique, 1 heure 15 de concert environ, c'est vrai que c'est peu, mais en y repensant bien, ça en vaut vraiment la peine.

M'M'B
mai 2000
Concert au Liberté (Rennes) - le 17 avril 2000

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