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le
24 mai 2001 à l’Olympic. C’était une chaude fin d’après-midi
où de nombreuses personnes relativement chevelues et arborant
leurs plus beaux t-shirts metal, punk, ou même les deux étaient
réunies devant l’Olympic. Personnellement, j’avais un t-shirt
korn, mais c’était mon choix... La foule trépignait d’impatience,
et on comprends pourquoi...
Lofofora représente la scène hardcore française depuis
maintenant de nombreuses années et la réputation scénique
de ce groupe n’est plus à faire. Watcha, avec deux albums
qui ont obtenu un certain succès, s'est imposé comme la nouvelle
vague du métal français, entre néo-métal et hardcore. Enfin,
oneyed jack est quelque part l’OVNI de la scène française,
avec ses mélanges de riffs énervés, de passages planants et
de rap. Ces trois groupes, avec Black Bomb A qui n’étaient
pas présents ce soir se sont réunis pour une tournée française
marathon, et ils sont donc passés par Nantes le 24 mai 2001,
tout cela pour une bonne cause : la création d’instituts en
Afrique qui prendraient en charge les orphelins atteints du
Sida. Pour en savoir plus, allez sur leur site très complet
: http://www.sriracha-sauce.com.
Les premiers arrivants se font accueillir par le DJ de Oneyed
Jack, qui nous montre toute l’étendue de ses vinyles et de
sa capacité à mélanger rythmes dub, ragga, ou rock... Une
nana aux maginifique cheveux passent devant moi, elle se retourne...
Pas de bol, c’est le chanteur de Watcha ! La chaleur monte,
tout le monde est dans l’expectative... Mais ce n’est rien
comparé au moment où les lumières s’éteignent. Buba, représentant
de l’association orphelin sida international explique aux
nantais le pourquoi du comment de ce concert. C’est sous des
applaudissements nourris qu’il laisse la place à Oneyed Jack.
Malgré
des sons très travaillés, de bons musiciens et d'excellents
arrangements musicaux, ce groupe n’arrive à faire bouger que
les deux premiers rangs. Heureusement, Oneyed Jack invite
Manu et Bob de Watcha sur scène, et là, comme par enchantement,
l’Olympic se déchaine... Il est clair que tout le monde est
ici pour Watcha et Lofofora... Dommage pour Oneyed Jack qui
mériteraient mieux.
A partir du moment où Watcha monte sur scène, pas une seule
fois le calme ne revient : la sécurité est complêtement débordée
par les nombreux slams et Watcha nous en mettent plein les
oreilles avec des arrangements carrément plus agressifs que
sur les albums. Le combo joue de nombreuses chansons du deuxième
album , notamment "Sam2", "cupide", et
pour "egalamonego" le chanteur d’Oneyed Jack revient.
Le premier album n’est pas en reste avec un "X-mass"
très très fort ! Les seuls reproches qu’on puisse faire à
Watcha est que c’était légerement court (mais avec une tête
d’affiche comme Lofofora, ça se comprend), et un son pas toujours
très net... Mais par contre, Watcha s’est présenté comme un
groupe chaleureux qui assure sur scène.
Quand lofofora arrive sur scène, on sent tout de suite qu’on
n’a pas affaire à n’importe quel groupe. Le son est parfait,
le chanteur a un charisme hors norme, et dans le public ça
devient l’anarchie : ça, c’est un vrai concert de métal
! Le groupe joue tous ses "tubes" : "Les gens",
"5 milliards" (transformé en "6 milliards"
!), "bon à rien", "holiday in France",
etc... Mais lofofora joue aussi une reprise d’une chanson
de hard-rock français des années 80, issue du dernier double
album, "histoire de montrer ce qui se passait dans ces
années-là", dixit Reuno. Le plus fort, c’est quand les
musiciens des autres groupes reviennent sur scène avec des
plantes... Des plantes, me direz-vous ? Mais pourquoi donc
? Pour un petit "Legalize", bien sûr !

July
juillet 2001
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