| Compte-rendu de concert de Marcel ? On radote
à Décibel dites-vous ? Pas exactement. Car le
contexte de ce concert nantais du 25 avril 2001 est assez
éloigné de celui de Carhaix
en juin 2000.
Et le public est là pour le rappeler, les premiers
rangs font étalage de leur marcel-attitude : des
T-shirts à leur effigie (classique) aux moins classiques
robes paillettes, combi de plongée et chapeau en tout
genre, tout est bon pour revendiquer ses affinités
vestimentaires avec le groupe. Contexte différent donc,
on est cette fois-ci venu spécialement pour Marcel,
leur nouvel album, leur nouveaux spectacle, chanteur et batteur.
Rien que ça.
Une demie-heure après leur 1ère partie Babel
ska-funk bien rodée, les Marcels font une entrée
tout en suspense : les 7 nordistes, en ligne serrée,
piétinent vers le devant de la scène, cachés
derrière un drap blanc... Surprise ! Le drap tombe,
mais pas les perruques, encore moins les robes à volants
- on commence à connaître leur allure mais la
mise en scène fait son petit effet.

Le groupe prend la pose avant de faire exploser la salle
avec "La Médiseuse", tiré de leur
nouvel album "Si t'en re-veux, y'en re n'a", l'occasion
pour nous d'observer le remplaçant de Jean-jean au
micro. Résultat concluant : une bonne présence
sur scène jusqu'au bout du show, communicatif, crooner
sur "Femme mûre" et déchaîné
pendant "Ma soeur".
Pour ce qui est du public, on notera quand même une
plus grande ambiance sur les morceaux d'antan que sur les
derniers-nés (souvent moins débiles). Car tous
les classiques du groupe y passent : "Bodybuilding",
"Où sont passées mes pantoufles ?"
enchaîné avec "Comme un balai", "Arrête
ton crin-crin", la chorégraphie de profil à
la vas-y-que-j'te-pousse pendant "La Fée Dépovga"
et la danse à la Rabbi Jaccob pour "Skakaline".
Classique, je vous le disais...
Côté spectacle, on n'oubliera pas la performance
accomplie pendant "Brr.. Au début elle est froide"
: "Levez les bras, faites la mer", nous demande
Frank, le chanteur-percusionniste-animateur des Marcels. "Nous
avons un invité..." Jean-jean, l'ex-chanteur,
débarque en short, muni d'un casque de cycliste et
d'un... bateau de plage gonflable ! Pendant toute la durée
de la chanson, le public se transforme en une marée
humaine sur laquelle navigue Jean-jean, allongé dans
son bateau. Du jamais vu !
Et ce n'est pas le seul invité dont nous gratifient
les Marcels : deux membres de la Ruda Salska de passage pour
l'apéro viennent apporter leur soutien pour une reprise
de la Mano Negra, pendant le rappel de ce concert décidement
éprouvant. Un rappel suivant 2 titres plus calmes du
dernier album : "Ni Dieu mais mettre" et "62,
Méfie-te". On respire.
Pas
pour longtemps, le groupe revient plus déguisé
que jamais pour "Skakaline" et "Méga-fun",
les 25 tubes enchaînés qui font revivre Carlos,
Lio et les autres. Les Marcels terminent presque logiquement,
après 2h de folie, avec "Les Vaches", un
sitting du public et pas mal de remerciements : "C'est
pas de la lèche, vous avez été monstrueux",
disent-ils. Merci, vous aussi.
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