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20H00 environ, on nous ouvre les portes de la salle
où la première partie : un DJ "misque" sa techno de boîte
pas très intéressante à mes oreilles et à celles du public
(apparemment).
21H00 : le public s'impatiente : il siffle et interpelle
chaque technicien qu'il aperçoit en train de préparer les
instruments de notre célèbre baleine.
Vers 21H30, la tech' de 1ère partie cesse (enfin)
et aussitôt : le très planant My Weakness résonne et
nous fait vibrer (au propre comme au figuré). On sent
que musicalement, on est monté plus que d'un niveau...
Pendant
ce temps, les zicos de Moby s'installent en nous saluant humblement
: un DJ black de Londres va assurer le mix et les scratch
pendant tout le concert, la bassiste blonde et 'ricaine a
un look entre... D'Arcy des Smashing, avec son haut noir transparent,
et une membre des L7, le batteur à été apparemment recruté
sur place (Scott de Nantes) et enfin, non des moindres : une
choriste / chanteuse noire est venue illuminer de
sa magnifique voix quelques-uns des morceaux.
Enfin, Moby apparaît sous les clameurs de la foule et
n'hésite pas à lancer d'entrée 4 singles qui ont fait sa réputation
au cours des années : Porcelain, Find My Baby, Go et
l'excellent The James Bond Theme.
La machine infernale Moby est lancée. Bien sûr, pas mal de
morceaux du dernier album sont mêlés à de plus anciens. D'ailleurs,
je me suis surpris à danser, avec un sourire au coin des lèvres
sur 1 ou 2 morceaux qui sonnaient un peu disons... Dance des
90's (beuark, ah, ah...). Mais attention, s'il sait mettre
l'ambiance avec sa zic, il sait également discuter avec le
public qui entre facilement en communion avec lui. Ce petit
(par la taille seulement) américain s'essaie, par exemple,
au français : "la prwochaine chouanson est ..." ou "mewrci
beauwcoup"...
Il a, entre autres, improvisé un Happy Birthday à la gratte
sèche pour une fan qui lui avait demandé, il a également tripé
avec un lapin bleu pris dans le public et avec lequel il a
fait un gros calin en lisant sur son ventre (au lapin) "Serwre-moua
fowrt" et il nous a même expliqué avant d'entamer Run On
que ce morceau reprenait l'air d'une chanson traditionnelle
de chez lui, et que son grand-père lui chantait au coin du
feu quand il était un tout ch'tit n'enfant.
De
sympathiques breaks musicaux ponctuent le concert. Moby s'amuse
: par exemple, il prévient le public qu'il va faire du bruit
et qu'il ne faut pas s'inquiéter avant de partir pour 10-15
secondes de riffs bourrins de gratte électrique... Soulagé
il reprend la suite des festivités. On a aussi eu droit à
un p'tit blues improvisé avec son groupe, j'ai carrément halluciné
quand il a grattouillé le riff de...Zero des Smashing
et a même fait celui de Highway To Hell d'AC/DC accrochez-vous
bien...au clavier (oui, monsieur !)
Quelle ne fût pas ma surprise lorsque je découvris que la
chanson What Does My Heart ? était interprétée non
pas par un chanteur mais par une chanteuse dont la voix était
bidouillée. Carrément dingue !
Au bout d'1h20 de concert, Moby nous quitte mais ne se fait
pas prier longtemps pour revenir sur scène. Le plaisir est
donc prolongé pour 2 rappels d'environ 1/4 d'heure chacun.
Il s'en va après une petite chorégraphie de son cru sur un
fond de zic techno et de jeux de lumières.
Conclusion : Le public est satisfait, moi aussi, le spectacle
vaut le détour. Les maîtres mots de ce concert sont originalité,
ambiance, plaisir et émotion(s). C'est vrai que pour de la
techno, voir de vrais instruments sur scènes est à la fois
rare et plaisant. Alors pour lui retourner son expression
fétiche : "Thank you, Thank you, Thank you, Thank you, Thank
you, Thank you, Thank you..."
Notez que : Moby est poly-instrumentiste il a joué, rien
que sur ce concert de la guitare sèche et électrique, du clavier,
des percus, il a même mixé...
Cédric
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