La Ruda Salska  
 LE PRIX DU SILENCE  Les paroles 

7. TRIANON

Il est important, autant le dire, que t'as le kir
gratuit mais pourtant tu paies, comptant on pas, le quart
des prix de restaurants où tu respires autant le mir
que ce que tu engraines et c'est la migraine pas tard

Le rouge qui tâche et les frites grasses
c'est toute une tâche pour que les cheveux se décrassent
Le vin blanc est sec comme un coup de trique
à se fracasser la tête contre les barriques, parole

Refrain :
A la cantine on dîne. A la cantine du Trianon
C'est la comptine-tine des minots qui n'ont pas un rond
A la cantine on dîne. A la cantine du Trianon
C'est jamais la famine, le vin décalamine l'esto...

mac...
Tu peux rentrer, t'es pas d'attaque... mac !

Et si le décor n'est pas du ton de la dernière heure
qu'on s'attend encore à voir riper un "tonton flingueur"
que si tu finis pas ni ton assiette ni ton verre cul sec
les vers te louperont pas car c'est le cimetière direct

Y a comme une odeur de clope et de sueur
Et puis d'amitié et ça disserte pendant des heures
sur le monde entier et sur le bonheur
A l'heure du dessert quand la liqueur ouvre les cœurs
Parole !

Refrain

Oh ! Léon... dans ton anis, on sent pas l'eau
Odéon... de la cantine et du bistrot
Oh ! Léon... dans ta cuisine on sent pas l'eau
Odéon... de la cantine et du bistrot !

Tu peux rentrer, t'es pas d'attaque...

Oh ! Léon... dans ton anis, on sent pas l'eau
Odéon... de la cantine et du bistrot
Oh ! Léon... dans ta cuisine on sent pas l'eau
Odéon... de la cantine et du bistrot !

Refrain

Ça sent bon la biguine et sur un air d'accordéon...

et l'on trinque et l'on boit sur le zinc des comptoirs
et l'on trinque et l'on boit à je ne sais trop quoi
on dissimule sa crainte de s'endormir le soir
et on stimule sa joie dans de vives complaintes
y aura toujours à boire sur les quais de la Loire
y aura toujours des peines sur les quais de la Seine
et entre poivre et sel, les soûlots, les poivrots
se feront la vie belle dans le souffle d'un rot

il n' y a plus qu'un mot dans le creux de nos bouteilles
que l'on boit au goulot, un lot de maux sommeille
il n'y a plus de boulot il n'y a plus d'oseille
et l'on traite de salauds ceux qui se bronzent au soleil

on s'invente des histoires, on se ment à soi-même
à qui voudra les croire, là n'est plus le problème
on vit pour le regard d'une serveuse à 2 francs
qui vous traite d'ignare quand vous devenez trop franc

 
 
 

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