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Un
concert qui débute doucement, pas de single ravageur d'entrée
de jeu, Saez - Damien de son prénom - arrive un verre
à la main, sa cigarette de l'autre et s'assoit avant de commencer
"Crépuscule". Quoi qu'il en pense, c'est un peu
lui qui joue la Rock & Roll Star...
Sur scène, sa voix est moins mélodique, plus
destinée à faire passer ses messages et son
désespoir, dommage, car ses chansons perdent un peu
de leur magie parfois, comme "Soleil 2000", qui
suit le premier morceau.
Punk is not dead
Il nous demande si la rentrée s'est bien passée
avant d'entamer "We don't need your education" comme
intro de "J'veux m'en aller". On enchaîne
avec le single "Jeune et con", l'ambiance commence
à monter dans la salle et le concert évolue
vers des tendances esprit-punk-je-vous-emmerde.
Pour
preuve, Saez lance une reprise d'un titre bien connu de quelques
minettes de la salle : "Titanic" - le slow de Céline
Dion - version Punk s'il vous plaît. Plutôt réussi
!
Saez tire la langue, se gratte la tête, porte un T-shirt
taggé (qu'il a surement fait lui-même) Maman
d'un côté, Baise-moi de l'autre. Il se
déchaîne sur sa guitare, comme s'il ne se contrôlait
pas vraiment, mais le show est bien maîtrisé.
Finalement décontracté
Le concert réserve de bonnes surprises. Moments
d'émotion pendant "Jours étranges"
et "Hallelujah", communion du public pour "Amandine
II", la foule entière semble reprendre les paroles
sans appel de Damien, qui s'enfuit en coulisse au bout d'une
heure après "Sauver cette étoile".
Il revient, lunettes noires en prime, pour nous faire chanter
"Rock & Roll Star", mais Saez fait
la fine bouche et traite le public de mauvais. Il joue son
morceau - très convaicant, un des meilleurs de la
soirée - et repart aussitôt d'où il vient.
La salle est d'abord surprise, mais elle ne tarde pas à
rappeler une nouvelle fois Damien et ses musiciens (faudrait
pas se foutre de nous, un rappel d'une chanson, peut mieux
faire). 5 minutes passent... reviendra, reviendra pas ?
Vous
vous en doutez, il revient ! Seul, une bière à la main,
l'air un peu cynique, il regarde la foule et... repart !
Plus exactement tente de repartir, car les cris redoublent.
Saez se décide alors à reprendre la guitare pour nous jouer
2 inédits (une nouvelle compo : "Menacés mais
libres" et une reprise) et "Montée là-haut",
en blaguant sur son "effet Patrick Bruel". Il semble plus
détendu pendant ce quart d'heure en accoustique et le concert
prend une autre dimension, plus intime, bref une soirée
qui ne manquait pas d'émotions !
M'M'B
novembre 2000
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