Saez  
 Octobre 2000 - Saez la nouvelle Rock & Roll Star ? (à l'Olympic)

Un concert qui débute doucement, pas de single ravageur d'entrée de jeu, Saez - Damien de son prénom - arrive un verre à la main, sa cigarette de l'autre et s'assoit avant de commencer "Crépuscule". Quoi qu'il en pense, c'est un peu lui qui joue la Rock & Roll Star...


Sur scène, sa voix est moins mélodique, plus destinée à faire passer ses messages et son désespoir, dommage, car ses chansons perdent un peu de leur magie parfois, comme "Soleil 2000", qui suit le premier morceau.

Punk is not dead

Il nous demande si la rentrée s'est bien passée avant d'entamer "We don't need your education" comme intro de "J'veux m'en aller". On enchaîne avec le single "Jeune et con", l'ambiance commence à monter dans la salle et le concert évolue vers des tendances esprit-punk-je-vous-emmerde.

Pour preuve, Saez lance une reprise d'un titre bien connu de quelques minettes de la salle : "Titanic" - le slow de Céline Dion - version Punk s'il vous plaît. Plutôt réussi !

Saez tire la langue, se gratte la tête, porte un T-shirt taggé (qu'il a surement fait lui-même) Maman d'un côté, Baise-moi de l'autre. Il se déchaîne sur sa guitare, comme s'il ne se contrôlait pas vraiment, mais le show est bien maîtrisé.

Finalement décontracté

Le concert réserve de bonnes surprises. Moments d'émotion pendant "Jours étranges" et "Hallelujah", communion du public pour "Amandine II", la foule entière semble reprendre les paroles sans appel de Damien, qui s'enfuit en coulisse au bout d'une heure après "Sauver cette étoile".

Il revient, lunettes noires en prime, pour nous faire chanter "Rock & Roll Star", mais Saez fait la fine bouche et traite le public de mauvais. Il joue son morceau - très convaicant, un des meilleurs de la soirée - et repart aussitôt d'où il vient. La salle est d'abord surprise, mais elle ne tarde pas à rappeler une nouvelle fois Damien et ses musiciens (faudrait pas se foutre de nous, un rappel d'une chanson, peut mieux faire). 5 minutes passent... reviendra, reviendra pas ?

Vous vous en doutez, il revient ! Seul, une bière à la main, l'air un peu cynique, il regarde la foule et... repart ! Plus exactement tente de repartir, car les cris redoublent. Saez se décide alors à reprendre la guitare pour nous jouer 2 inédits (une nouvelle compo : "Menacés mais libres" et une reprise) et "Montée là-haut", en blaguant sur son "effet Patrick Bruel". Il semble plus détendu pendant ce quart d'heure en accoustique et le concert prend une autre dimension, plus intime, bref une soirée qui ne manquait pas d'émotions !

M'M'B
novembre 2000

 
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