Sur Machina planent à la fois des parfums de ruptures
et de retrouvailles, de split et de renouveau. Jimmy Chamberlain,
le batteur d'origine du groupe, est de retour pour taper sur les
futs mais D'arcy, la charmante bassiste, annonce son départ
après l'enregistrement. C'est dans ce contexte digne d'un
bon sitcom que voit le jour le cinquième et dernier album
studio des smashing pumpkins.
Et musicalement, ça donne quoi ?
Une simple écoute suffit, Machina n'est qu'à moitié
le retour aux sources annoncé à sa sortie. Certes the
Everlasting Gaze, premier morceau et single par la même
occasion, témoigne d'une efficacité électrique
à toute épreuve. Mais si les ambiances et bidouillages
synthétiques chers à Adore - l'album précédent
- se font discrèts sur ce morceau, ils le se sont nettement
moins sur les suivants.
L'ensemble oscille entre l'énergie de Mellon Collie, leur
album référence (avec les morceaux Stand inside
your love, Heavy metal machine, The everlasing gaze) et le sophistiqué
d'Adore, sans jamais founir le spontané de l'un ni la noirceur
de l'autre. Machina, un juste milieu ? Presque. La balance penche
quand même du côté obscur d'Adore (Raindrops
, try try try, the crying tree of mercury) mais les chansons
sont plus enjouées, plus dynamiques. Certaines passent cependant
inaperçues (wound, with every light). Un album hétérogène,
un compromis ?
M'M'B
Machina | the machines
of God
The everlasting gaze **
Raindrops + sunshowers *
Stand inside your love *
I of the mourning *
The sacred and profane
Try, try, try *
Heavy metal machine **
This time
The imploding voice
Glass and the ghost children *
Wound
The crying tree of mercury *
With every light
Blue skies bring tears *
Age of innocence
Ecoutez un extrait du cinquième album des Smashing
Machina | the machines of God : the Crying tree
of mercury