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Premiere partie : Whirlwind Heat Incroyable! Quel bonheur
une telle attitude scénique, survitaminée et productive. A
savoir du Iggy Pop nouveau. Un rocknroll bonificateur aux
structures expérimentales (le début du set ressemble à une
clôture de concert rock assourdissant). Un batteur endimanché
dont la partition surprend avec réussite à tout instant, une
guitare si efficace qu'elle économise un bassiste, et un chanteur
fou qui chante (très bien), gesticule, (comme un iguane)
et pianote des trucs débiles et géniaux sur un vieux clavier
à 2 balles. Aucun compromis n'est accepté, on est du bon coté
de la barrière. Il y a une reprise probable d'un morceau trash
avec la participation dechiquetée de la bande blanche Jack
White que l'on ne reverra pas à pareille fête.
Globalement
la séparation s'est faite dans le public depuis le début,
la moitié qui ne parvient pas à suivre ce set appréciera par
contre les White Stripes. Et inversement..
C'est vrai que les conditions n'étaient pas aisées. Une premiere
partie qui déchire toutes les règles du rock avec talent,
alors que vous vous contentez d'un rock garage juste joliment
léché et fort en volume.. et qui plus est, si dans ce contexte
le public patiente pour vous avec dans les oreilles un "fun
house" (stooges) diffusé carrément jusqu'au morceau "1970",
ça se complique furieusement pour faire bonne figure.
Mais fort des critiques et de 3 ou 4 bons albums derrière
eux, les White Stripes (Jack & Meg White) ont quand même de
quoi faire : ils nous font une setlist de choix, où le dernier
album n'a pas la part la plus belle, même s'il représente
à peu près les meilleurs morceaux. C'est parfois un
peu teenage, mais on s'amuse vraiment bien... jusqu'à
ce que ça tourne bluesy. Ben oui mes amis, les White Stripes
jouent du gros blues sur scène !! Reprises du malheureux
Robert Johnson ou compo synthétique de tous les standards
du genre... on pensait avoir du bon son bien frais, on hérite
de morceaux pré-digérés.
La
batteuse mignonette à la nonchalence rare accuse un léger
manque de spontanéité, il faut bien reconnaître. Performance
remarquable du frangin qui par conséquent fait la quasi-totalité
du boulot de prestance, exercice difficile à son crédit.
Deçu donc, mais un peu fatigué quand même puisque refaire
un peu de sport teenage sur rock'n'roll n'a jamais tué personne.
Voilà, les White Stripes sur scène ne produisent pas ce que
leur album (et les précédents??) promet de fraicheur, ce bon
pain frais pour nos petites bouches affamées.
Guillaume Tourgis
le 09/03/02
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