RHAPSODY  
 Rhapsody + At Vance + Angel Dust à l'Elysée Montmartre

On aurait pu difficilement rêver mieux pour Rhapsody...

L'Elysée Montmartre, cette salle parisienne magnifique à l'acoustique excellente était parfaitement appropriée à un concert aussi réussi que celui de Rhapsody.

Nombreux étaient les vêtements à l'effigie du combo italien ou à celle de certains de leurs apparentés, comme Nightwish ou Whithin Temptation, devant l'Elysée Montmartre, ce beau samedi d'avril. Les nombreux fans de Rhapsody attendaient dans l'impatience l'ouverture des portes du lieu où allait se dérouler la messe du Holywood-métal. Une certaine Amélie P recherchait avec espoir et bonne humeur des places, le concert étant complet. Trève de folklore parisien, passons à la musique !

Ca commence par Angel Dust, groupe de heavy pas très original, mais marrant et défoulant. Le chanteur Dirk Thurisch, fait découvrir leur dernier album, "Of Human Bondage". je dis bien "découvrir", car il a essayé de faire chanter le public mais il n'en est ressorti que des "la la la" pas très assurés. Mais ils sont plutôt sympa, et c'est une bonne première partie. Après, At Vance entre sur scène. Ce n'est pas original, c'est tout mou. Même si les musiciens sont plutôt bons, on s'emmerde. Mais bon, cela une bonne raison pour aller boire une ou deux bières pour se préparer à Rhapsody...

At Vance s'en va, le public trépigne d'impatience. Un décor se monte peu à peu sous ses yeux... Des arcades en pierre, des torches, et surtout... Le dragon de "Power of the Dragonflame". Ca commence plutôt bien. Enfin, après des balances très inquiétantes pour ma future surdité, la lumière s'éteint.

Tout commence par la chanson introductive du dernier album, "In Tenebris", pendant laquelle une petite scène théatrale se joue entre une femme voilée de blanc et le gnome au longues oreilles, style yoda déguisé en nain de jardin. Puis ça commence fort avec "Knightrider of Doom". Luca, fabio et les deux Alex arrivent sur scène, accompagné d'un bassiste et d'un deuxième guitariste. Le problème au début, c'est le son.... Des graves trop forts, et une batterie qui déchire les tympans... Mais ça s'arrange après.

Justement, après ça devient grandiose... Les musiciens sont très impressionnants, ils jouent moins les stars que ce à quoi je m'attendais, et surtout, l'ambiance au sein du public est géniale, électrique et tous chantent les paroles et les mélodies.

Tous les albums y passent, les italiens jouant surtout leurs chansons les plus connues, comme "Emeral Sword" et "Holy Thunderforce", et peu du dernier album proportionnellement. C'est dommage, j'aurais beaucoup aimé voir Fabio pousser sa voix sur "When Demons Awake" ou "Steelgods of the last apocalypse". Ce sera pour la prochaine fois... Les italiens jouent impeccablement "The March Of The Swordmaster", "Lamento Eroico" ou encore "Legendary Tales". Le public est courbaturé mais conquis.

Luca et Alex (Staropoli) se mettent peu en avant, alors que ce sont eux qui composent toutes les chansons... Fabio communique avec le public, et Alex (Holzwarth) et le bassiste se retrouvent à un moment seuls sur scène et nous démontrent leur fantastique dextérité musicale. C'est excellent et le public en redemande.

Les italiens concluent magnifiquement leur set par "Rain of a thousand Flame". Vu le niveau du concert et l'état du public, il y a eu un rappel, forcément. Le concert se finit alors en beauté avec "Dawn of victory", et "Power of the dragonflame". Les personnages du début reviennent sur scène afin de conclure la saga de l'épée d'Emeraude, la femme voilée remettant cette épée entre les mains du gnome. Le concert se termine, les pieds ont souffert mais le public en redemande... Une chanson de Rhapsody passe en play back et le groupe vient saluer, apparemment très heureux de concert. Ben moi aussi...

July
mai 2002

Concert à l'Elysée Montmartre (Paris) - le 20 avril 2002
 
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