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Une soirée sur le thème de l'accordéon
? C'est ma grand-mère qui va être contente !
Et pourtant ! une fois devant la Barakason, salle de concert
rezéene (près de Nantes), les teenagers font
la queue pendant que leurs aînés s'installent
devant Patrick Sébastien. L'accordéon est 'tendance'
depuis quelques temps déjà et les jeunes ne
sont pas seulement réduits à danser la valse
en fond d'écran, n'en déplaise à Pascal
Sevran. Et le programme ? Les Z'Ours Roots, Klaktonclown et
les Trapettistes. Voilà des noms qui prommettent une
chaude ambiance.
Au bar, le thème accordéon s'installe avec
un sexagénaire reprennant Amélie Poulain. Le
voilà, l'instrument qui réconcilie les générations
! Mais voilà que les premières notes des Z'Ours
Roots résonnent au loin, il nous faut quitter l'ambiance
guiguette pour rejoindre celle plus décalée
de cette première partie. Les 6 ours, batteur, bassiste,
chanteur, cuivres et accordéon (évidemment)
commencent à détendre doucement l'atmosphère.
A
mesure que la salle se remplit, leurs déguisements
de fourrure doivent être de plus en plus difficile à
porter. On s'attendait à du n'importe quoi, on retient
finalement de bonnes parties instrumentales, carrées,
pour un ska-comique assez tranquille. Les Ours ont l'air de
s'amuser sur scène, sourires, chorégraphies,
leur chanteur pas très charismatique en impose quand
même par son énergie. On aurait presque voulu
plus de folie, mais ne soyons pas exigeants et patientons,
c'est la pause.
Klaktonclown arrive en terrain conquis. Très pro,
ils bronchent très peu au cours de leur show, mis à
part des séances accordage entre les morceaux qui cassent
un peu une ambiance feutrée, intime. La différence
de son est évidente. Un style chanson française
ponctuée d'un piano précis, de notes d'accordéon
et des chansons où le clown triste finit par s'énerver
un peu sur sa guitare. Klaktonclown, c'est 5 membres dont
une chanteuse-accordéoniste, Rachel, qui ne passe pas
inaperçue et surprend à bien des égards.
Petit bout de femme au visage poupon, cheveux courts, sa voix
est pourtant profonde et douce. Certains morceaux sonnent
tout de suite ("Veuillez ne pas", "Londres")
et sont repris par la foule conquise. Le groupe termine par
une reprise, "A ton étoile", à leur
sauce, une version entre celles de Noir Désir et de
Yann Tiersen. Plutôt réussi.
Pause. Une nouvelle fois, on démonte le tout et on
retrouve le bar. Show-impro à l'accordéon, par
un quinqua qui reprend notamment la danse des canards en marmonnant.
Rigolo. Un peu trop underground à mon goût. La
scène est prête ?
Les Trapettistes nous arrivent tout droit de Dijon et ils
n'ont pas fait le déplacement pour rien. Déguisements,
chorégraphies, confettis, un pupitre pour se changer,
abriter un clavier et trinquer à l'occasion. Les 5
membres parcourent plusieurs fois la scène, ils se
donnent. Finalement, leur style musical passerait presque
inaperçu devant leur show bien rôdé (ils
ont déjà deux albums à leur actif). Disons
rock-guiguette-comique. Pas moins de deux accordéons,
un constant, pour une demoiselle à tresses, déjantée,
le sourire vissé et se déplaçant comme
un automate. L'autre ponctuel, pour l'un des deux chanteurs-animateurs
du groupe.
Et
comme le spectacle avance, l'autre chanteur, guitariste-percussionniste
de surcroît, nous provoque un peu ("On va démonter
un MacDo ? Quoi, vous êtes tous américains !?"),
fait une subtile promo façon télé-achat
avec sa complice ("je vais vous présenter un objet
pour communiquer avec les extra-terrestres" - leur cd)
et termine par présenter toute l'équipe de joyeux
drilles. Et musicalement ? Euh, à un moment, y'en a
un qui chevauche un balai déguisé en sorcière...
Ah oui, en général, on rigole et ça swingue.
- Le site des Trapettistes
- Le site de Klaktonclown
M'M'B
le 31/03/02
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