| La soirée s'annonçait belle : Zenzile + La
Ruda, il ne restait qu'une seule inconnue, le premier groupe
à passer ce soir. C'est finalement un quatuor nommé
Stupeflip qui fit son apparition sur la scène. C'est à partir
de ce moment que le cauchemar commença. Entre des déguisements
ridicules, des gimmicks à deux balles, des harangues
au public ébahi par tant de conneries et un festival de blagues
consternantes, ce fut pendant 30 minutes (putain que ce fut
long) un vomit musical entre boîtes à rythme, guitares
grasses et cognage de la cymbale dont le préposé ne se souciait
pas de jouer dans le ton. Faut dire aussi que son taux d'alcoolémie
ne lui permettait pas de faire grand-chose, si ce n'est se
vautrer comme une merde sur les amplis et frapper un masque
à l'effigie de Saez.
Ce "groupe" affligeant incapable d'assumer leurs niaiseries
à jeun aurait-il oublié que le public a payé pour venir
voir des combos de talent et pas des pitres grotesques (on
fera décidément tout passer sur le dos de la culture et de
l'exception culturelle française). Quel fut notre bonheur
de voir enfin arriver sur scène les messies Zenzile, qui d'une
seule ligne de basse hypnotique balayèrent d'un revers de
main les simagrées précédentes de même avec la Ruda et sa
bonne humeur communicative.
Pendant ce temps, les Stupeflip devaient déjà avoir la tête
dans la cuvette à vomir l'excédent de conneries qu'ils leur
restaient.
Jean
juin 2002 |