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Petite question : vous sentez-vous prêts à faire un petit
retour en arrière ? En tous cas, je vous invite au début des
années 1970, à mettre vos pantalons patte d'eph et à découvrir
(redécouvrir ?) un monument : l'album d'Alice Cooper, "killers".
En effet, si comme moi vous n'étiez pas né(e) en 1971, voici
un bon moyen de revenir au sources du métal, et à ces groupes
qui ont servi d'influence à ce qui sort aujourd'hui.

Alice Cooper, c'est donc un mec un peu... Etrange... Il a
subi autant de controverse que de succès, avec son maquillage
et ses tenues excentriques. Il commence la musique à la fin
des années 1960. Il sort quelques albums ("pretties for you"
en 1969, "easy action" en 1970, "Love it To death" en 1971),
avant de sortir "Killers" en 1971. Sur la pochette, on peut
voir un serpent, mais le plus intéressant est ce qu'il y a
à l'intérieur : une photo d'Alice pendu, avec un calendrier
de 1972 en dessous. Joli et utile... Qui a dit qu'Alice Cooper
n'avait pas d'humour ?
Musicalement, Killer est un petit bijou... Il dure moins
de 40 minutes mais dès "Under my wheels", les fondations sont
posées : une base et une voix plutôt blues, mais avec des
guitares, une voix et une batterie plus agressives. Ensuite
Alice se permet une petite ballade "Be My Lover" assez marrante.
Puis, c'est un monument de la musique "Halo of Flies" que
les musiciens nous interprètent, mélange de musique psychédélique
et de rock. Tout le reste de l'album est diversifié, de la
ballade malsaine "Dead Babies" à des choses plus péchues comme
"Yeah, yeah, yeah". Les mélodies sont excellentes, c'est très
très bien foutu... A écouter de toute urgence !
July
avril 2002
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