Si
jamais il existe des musiques à ne pas faire écouter aux cardiaques,
je pense que cet album en fait partie. A l'image de la dédicace
qu'il font sur leur pochette à ceux qui ne sont ni leurs amis,
ni leurs fans ("everybody else : you know what to do : FUCK
YOU"), les children of bodom ont un premier opus plutôt... bruyant.
Moi j'aime bien, mais la voix du chanteur guitariste Alexi
Laiho (à peine la vingtaine à la sortie de cet album) peut
énerver : mélange de Max Cavalera (pour le caractère caverneux)
et du chanteur d'ACDC (pour le côté aigu). Il n'empêche qu'à
sa sortie, il y a quelques années, cet album a été salué par
la critique et par le public comme une nouvelle vague dans
le métal extrême. Et ça se comprend : ces mecs-là sont des
virtuoses. On dirait du symphonique bourrin avec des guitares
à la place des violons.
Pour la petite histoire le nom de ce groupe vient du lac
Bodom, lieu maléfique où il y a eu dans les années 70 des
meurtres inexpliqués. Dès lors on comprend mieux les paroles
et la thématique de ce groupe qui a sorti un nouvel album
en 2001 : "On the eye of their death, they are baptized, in
the unholy water of bodom."
July
mai 2001
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