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Voilà, ça y est : le nouvel album de Rhapsody vient juste
de sortir. Il s'appelle "Power of the Dragonflame". Celui-là
mérite bien qu'on jette une oreille dessus... Voire même deux
ou trois.
Bon je ne vais pas vous mentir, cette nouvelle galette
ressemble à du Rhapsody tout craché. Il suffit d'admirer le
dragon de la pochette pour reconnaître la pâte des italiens
(attention, un jeu de mot s'est glissé dans cette phrase).
Ensuite, l'intro, c'est toujours du Rhapsody : de la musique
symphonique. des choeurs chantant "Tenebra, Tenebra... domina"...
Mais à la première écoute, l'album désoriente. Il est carrément
plus péchu, peut-être même trop... C'est bien gentil de donner
des amphétamines à Alex Holzwarth (le nouveau batteur qui
adore taper comme une brute), mais où sont rendus les pipeaux,
les rires des elfes, et les bruits de festin ?
C'est pourquoi, une deuxième écoute plus attentive est nécessaire.
Et là, on a l'impression que les italiens ont décidé de faire
un album en deux parties. La première, hargneuse, rapide est
peut-être un peu plus difficile d'approche, mais qui cache
certaines perles comme "When Demons Awake". Puis le combo
calme le jeu avec "Lamento Eroico", ballade peu-être un peu
trop calme du coup ! Mais ce n'est que pour mieux cacher les
monuments qui suivent : "Steelgods of the Last Apocalypse"
et "The pride of the Tyrant" sont un condensé du génie de
Turilli et Staropoli (les deux compositeurs respectivement
à la guitare et au clavier). Mélange d'hymne guerrier, de
musique classique et épique, ces chansons sont les plus abouties
de l'album. Après, il reste "Gargoyles, Angels of Darkness"
, qui dure 19 minutes, rien que ça !
Globalement, on peut retenir un album plus rapide, des mélodies
et des lignes de chant plus travaillées (Fabio Leone est de
plus en plus à l'aise au fur et à mesure des albums). Globalement,
un album plutôt bien, et dont on aura du mal à se lasser.
July
avril 2002
>> Présentation et discographie
de Rhapsody par ici...
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