|
Le néo-métal a ses fans, mais aussi ses détracteurs.
On comprend facilement ces derniers, vu le nombre
de clones de KoRn, Deftones ou Soulfly, du style
Linkin Park et tous leurs amis, et vu aussi l'évolution
de certains groupes, depuis que Limp Bizkit a
décidé de sortir un album identique au précedent
tous les ans et que Deftones fait de la pop (bon
là, d'accord je suis méchante). Donc quand un
groupe nommé Taproot sort un album nommé "Gift"
et qu'ils passent dans l'hexagone en première
partie de Deftones et de Linkin Park, on a très
très peur (Les dieux du métal nous ont-ils abandonnés
? Pourtant j'ai bien fait un sacrifice de vierge
blonde sur l'autel d'Iron Maiden, je ne comprends
pas !). En fait, c'est pas mal !
Le set de Taproot du 16 mars m'avait surpris
(dans le bon sens, bien sur !). Il ne me restait
plus qu'à découvrir l'album... Comme toute galette
de néo-métal venue d'outre atlantique, le son
est irréprochable... Mais il y a en plus quelque
chose qui manque cruellement à certains groupes.
Pour certains ce sera une âme, mais pour moi,
ce sera plutôt des arrangements parfaits, une
voix lancinante, et des chansons très puissantes
comme "mirror's reflexion" qui donne envie d'écouter
"Gift" d'un bout à l'autre. Cette osmose musicale
tient sans doute au fait que tous les membres
sont des amis de longue date.
|
 |
En effet, Mike DeWolf (guitare) et Stephen Richards
(chant) se connaissent depuis leur prime jeunesse, et
jouaient tous deux du death metal quand ils avaient
15-16 ans. Quelques années plus tard, à l'université
du Michigan ils rencontrent deux autres musiciens :
Jarrod Montague (batterie), et Philip Lipscomb (basse).
C'est ainsi que Taproot (que de blagues nous pouvons
faire sur ce nom ! Je pense qu'aucun des membres du
combo n'était francophone...) s'est officiellement formé
en 1997.
Ils utilisent Internet pour se faire connaître, sortent
quelques auto-productions ("...something more than nothing",
"mentobe", "upon us") qui se vendent à 10 000 exemplaires
par le net. Après une grosse embrouille avec Fred Durst
qui ne respecte pas l'engagement qu'il avait passé avec
Taproot (les signer et les produire le plus tôt possible,
quand même), le combo enregistre en 2000 "Gift" avec
comme producteur Ulrich Wild (Pantera, Static-X, ce
n'est pas rien, quand même !).
Taproot, ce n'est pas qu'un groupe de studio mais aussi
de scène, puisqu'ils ont joué avec Anthrax, se sont
fait remarquer par les Osbournes, ce qui leur a permis
de jouer à l'Ozzfest 2000. La réaction du public américain
étant très positive, ils ont fait un petit tour en Europe
cette année... Ils sont bien, ces petits...
July
octobre 2001
|