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Octobre
2000 : l'adieu aux Smashing |
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| Comment caractériser le dernier
concert en France des Smashing Pumpkins ? La dernière
date française de la tournée d'adieu The Sacred &
Profane Tour à Paris Bercy ? Du Grandiose ou du Massacre ?
Etrange, étonnant, doux puis énergique, long - et pourtant
si court ! Ponctué de morceaux transcendés, d'autres
ruinés, d'autres encore évincés... |
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Glass & The ghost children est le premier morceau
à ouvrir le bal, la musique démarre aussi doucement
qu'apparaissent les membres du groupe et, alors que les fans les plus
impatients slament déjà, c'est l'accoustique que les
Smashing ont choisi en ce début de concert. |
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En effet, suivent Today, Stand inside your love, 33, The sacred
& profane, To Sheila toujours en accoustique. Le groupe
alterne les titres de Machina avec ceux des albums précédents,
tout en changeant de guitares après chaque morceau. On attend
donc le déclic, la gratte électrique qui va faire
exploser cette salle compacte. Mais non, les Smashing persistent
et signent pendant une demie-heure, sorte de 1ère partie
calme et posée agréable, après quoi Billy et
sa grande toge blanche file en coulisse. Melissa et James Iha le
rejoignent mais Jimmy commence à faire sonner la batterie,
accompagné par un clavier chauve. Et c'est parti pour un
morceau Jazzy à 100 à l'heure comme on a peu l'habitude
de l'entendre de la part de ces citrouilles écrasées.
Impressionnant. Et la lumière s'éteint.
Mais on s'en doutait, 30 minutes, qui plus est seulement accoustiques,
c'est bien étrange pour une tournée d'adieu. C'est
donc pour mieux revenir que les Smashing quittaient la scène.
Et là se pointent Billy, tout de noir vêtu (ça
va chier !), James et son costard rouge, le riff ravageur de The
Everlasting Gaze (Tanananana Nana ts ts ts ts !). Forcément,
la salle se lâche et "tant que c'est chaud", on
enchaîne avec le titre de la consécration Bullet
With Butterfly Wings. Incontournable, dites-vous ? Oui
mais baclé, dirais-je ! Malheureusement, le groupe ne
semble pas aussi à l'aise sur ses anciens standards que sur
Machina, pour preuve Porcelina connaît la même
fin massacrée que Bullet, les rythmes de To Sheila
et Ava Adore sont maladroitement revus à la hausse
(le live ne pardonne pas tout !) et 33, Today passaient
tout à l'heure inaperçus. Si je n'ai pas parlé
de Zero, c'est tout simplement parce qu'ils ne l'ont pas
joué ! C'est pour moi la plus grande incompréhension
du show, et certainement celle des centaines de fans portant le
classique T-shirt étoilé. Mon royaume pour 3 minutes !
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Ouf ! Après tous ces points négatifs, les moments
de grâce, quand même ! The Everalsting Gaze
qui déclare plutôt bien le début des hostilités,
Heavy Metal Machine à la fois étiré
en longueur et réussi. Disarm et Blank Page,
introduits en douceur au clavier sonnent juste et véhiculent
autant d'émotions que Tonight, tonight fait chanter
la salle pendant le premier rappel.
Après plus de 2 heures de nos Citrouilles préférées,
le second rappel est encore plus marquant : I of the mourning
puis Melissa présente le groupe : "A la guitare,
le très mignon James Iha dit-elle, à la batterie..."
c'est bon, on connait, merci.
Chacun reçoit donc son tonnerre d'applaudissments avant
1979 - mon meilleur moment - qui cloture cette tournée,
nos 4 smashing à la guitare, même Jimmy, en pleine
lumière et avec le sourire :-)
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